Culture : Journée de récollection à la CCAP, animée par Monseigneur Soubrier

Publié par Claudine Rascalou le 17 mai 2016 à 16:09 (CEST) ( 501 visites )

Monseigneur Soubrier commence cette journée en faisant référence au livre du Pape François « Le nom de Dieu est miséricorde » et au synode de Rodez, constitué de 258 équipes qui se clôturera à la Pentecôte 2017.

Pourquoi parler aujourd’hui de miséricorde ?...

Nous vivons dans une époque marquée par de fortes espérances malgré de nombreuses blessures : chômage, maladie, migration, insécurité… Dans ce monde blessé toutes les personnes désirent être écoutées. La miséricorde doit surpasser la justice
« L’exigence sans amour tue, L’amour sans exigence dévalue » Père Caffarel
L’amour exigeant fait grandir, c’est le sens profond de la miséricorde.
Le cœur de Dieu bat pour les pauvres, c’est un Dieu compatissant, d’un amour viscéral, semblable à l’amour maternel.

La miséricorde dans la Bible :
Dans le récit de la création Dieu a fait surgir le monde par amour de l’homme à qui il accorde la liberté. L’homme, par le mal, retourne cette liberté contre son Auteur.
Mais le souffle de l’amour créateur manifeste sa miséricorde par la bouche des Prophètes :
- Osée : « … je ne viens pas pour exterminer… » (800 ans av. J.C.)
- Isaïe : « … si une mère abandonne son enfant, moi jamais ! » (740 av. J.C.)

Miséricorde et justice :
La miséricorde, c’est la manière dont Dieu fait justice.
L’homme est appelé à cette justice, à cette indignation qui permet de percevoir le mal, le péché en vérité, afin qu’il utilise la mine de richesses personnelles pour répondre à l’amour miséricordieux de Dieu en « pratiquant la miséricorde et en aimant la justice. »

Par rapport aux autres religions, nous n’avons pas le monopole ; dépassons notre égocentrisme. Même le Coran fait référence au Dieu miséricordieux.
Dans toutes les religions on retrouve une règle d’or : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. » Ce qui revient à dire : Fais aux autres ce que tu veux que les autres te fassent.

Les œuvres de miséricorde :
Dieu, par son Fils Jésus, est venu parmi nous pour nous inviter à marcher à sa présence et nous encourager à répondre à tout acte d’amour et de miséricorde.
Donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, donner des vêtements à ceux qui n’en n’ont pas, accueillir l’étranger, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts….

Les œuvres de l’esprit :
Conseiller ceux qui doutent, enseigner les incultes, consoler les affligés, pardonner les offenses, prier Dieu pour les vivants et les morts.
Le chemin de miséricorde doit nous mener au pardon. Là aussi l’Eglise a changé. Pour les divorcés-remariés une attitude, un regard et un accueil différent s’imposent. Tout baptisé, devenu enfant de Dieu est appelé à être missionnaire en Eglise ; nous avons besoin des uns des autres pour accueillir le pardon et les dons de Dieu. Jésus nous le fait comprendre en racontant la parabole du « Père et des deux fils »
Sentons-nous accueillis par le prêtre-confesseur, représentant du Père, qui reçoit à bras ouverts le fils repenti, pour célébrer la rencontre avec le Père comme une fête. (Luc 15 22-24)
Le cœur de Dieu qui a voulu battre dans un cœur d’homme pour lui imprimer le rythme de son amour. En la Fête du Sacré-Cœur, 3 juin 2016, demandons la grâce de « convertir notre cœur au Seigneur tous les jours de la vie » ; c’est ce que recommande le Pape François quand il dit : « Prends soin de ton cœur ! »
Que cette année de Miséricorde soit pour nous une année de pardon, d’enthousiasme comme nous le demande le Pape François dans sa prière pour le Jubilé de la Miséricorde.

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